LE TUEUR T.8
Serial Killer
Même si le Tueur est maintenant mari et père, ses préoccupations professionnelles n’ont pas changé. Arrêter sa carrière ? Le temps n’est pas encore venu… La seule chose à laquelle il fait désormais plus attention, c’est la protection des siens, forcément menacés par ses activités et ses ennemis. Une fois ses proches installés dans un village indigène perdu au cœur de la jungle amazonienne, le Tueur peut sereinement exécuter des contrats pour sa maîtresse cubaine. Le projet actuel : bouleverser l’équilibre politique et financier entre les Etats-Unis, Cuba et le Venezuela, pour faciliter l’exploitation d’un gisement pétrolifère au large de l’île de Castro. Si l’enjeu est important pour ses commanditaires, il l’est presque plus pour lui : son paiement sera une immunité totale de ses « pêchés » au Venezuela et à Cuba, lui autorisant un retour à une vie normale avec sa famille… Toujours aussi flegmatique et sans scrupules, notre héros revient dans une intrigue sud américaine ancrée au cœur de l’économie internationale. Le huitième opus de ce polar noir aux couleurs lumineuses marque le retour de son personnage dans le « vif du sujet ». Très bien ficelé, au niveau scénario et dialogues comme mise en scène et rythme, ce nouveau cycle qui s’annonce sanglant nous « piège » immédiatement, pour notre plus grand plaisir…
Jacamon
Né le 14 mai 1967 à Fougerolles, en Haute-Saône, Luc Jacamon fait sa première apparition dans le monde de la bande dessinée en 1986, en remportant un Alfred scolaire à Angoulême. En 1989, il entre aux Arts Appliqués, en section Image et Communication. Dans les années 90, il fait essentiellement du rough pour la publicité et quelques illustrations. Il rencontre Matz par l’intermédiaire d’un ami commun travaillant dans la même société que ce dernier. Ensemble, ils lancent chez Casterman la série Le Tueur (8 tomes parus depuis 1998). Parallèlement, en 2005 et 2006, Jacamon dessine les deux premiers tomes de Cyclopes, autre série écrite par Matz et publiée par Casterman. Il a continué de réaliser des travaux publicitaires, dans un style graphique différent.
Matz
XX / MMX
20 Ans, Toutes ses dents !
L’Association a vingt ans et nul ne peut nier aujourd’hui le rôle clé que cette structure éditoriale a joué dans la formidable évolution connue par la bande dessinée. En voulant dévoiler les immenses potentialités inexploitées du domaine, ses fondateurs pouvaient sembler ambitieux, voire utopistes. Mais le résultat est là : aux côtés de la bande dessinée « traditionnelle » se sont ouverts de nouveaux territoires, qui ont permis à de nouvelles générations d’auteurs de trouver leur place, mais aussi d’amener un autre lectorat (constitué notamment de nombreuses lectrices qui n’avaient jamais été attirées vers ce genre littéraire). Après avoir connu il y a quelques années une inévitable « crise de croissance », L’Association semble avoir trouvé un nouveau souffle, symbolisé par les derniers numéros de la revue
Lapin. A l’occasion de ce vingtième anniversaire (et d’une exposition au Festival de Sierre), l’éditeur propose un ouvrage collectif réjouissant : 85 auteurs ayant participé (durablement ou ponctuellement) à l’aventure ont choisi une de leurs pages publiées par L’Association, avant de réaliser une nouvelle planche revisitant, expliquant ou complétant la précédente. La richesse de l’ouvrage laissent clairement penser que cette maison à nulle autre pareille a probablement encore de belles années devant elle !
L'Association
En 1990, après avoir participé à
Labo, collectif expérimental publié par les éditions Futuropolis, sept jeunes auteurs se regroupent pour créer L’Association : Jean-Christophe Menu, Stanislas, David B., Mattt Konture, Lewis Trondheim, Killoffer et Mokeït. Si ce dernier part peu après, les autres resteront longtemps le noyau de cette structure originale, autonome et très innovatrice dans ses productions. Hors des schémas éditoriaux traditionnels, elle permettra aux lecteurs les plus curieux de découvrir au fil du temps nombre de travaux étonnants, signés par des auteurs déjà connus (Dupuy & Berberian, Baudoin…) ou marquant les débuts de nouveaux venus. En janvier 1992 naît Lapin, une revue collective trimestrielle qui sera un extraordinaire laboratoire de créativité. Parallèlement, L’Association fait également un vrai travail de patrimoine, remettant dans la lumière des ouvrages classiques d’auteurs comme Forest, Gébé ou Mattioli. Elle fête son 10ème anniversaire avec la publication de
Comix 2000, véritable photographie de la création graphique mondiale à l’aube du IIIème millénaire. La même année se termine avec la parution du premier tome de
Persepolis, ouvrage autobiographique de Marjane Satrapi qui deviendra un best-seller. Au milieu de la décennie suivante, la structure est secouée par une crise marquée par le départ de plusieurs auteurs (dont David B. et Lewis Trondheim), avant de trouver un second souffle avec l’arrivée d’une nouvelle génération (Ruppert & Mulot, Nine Antico…). Ce renouveau est symbolisé par le retour réussi de
Lapin vers la formule de ses débuts. Au fil des années, le travail de recherche et d’ouverture permanente vers de nouveaux horizons entrepris par L’Association a fini par influer sur l’ensemble de la bande dessinée, toutes les grosses structures éditoriales publiant par exemple aujourd’hui des auteurs issus de cette maison et des autres labels indépendants qui se sont développés en parallèle.
Pécau
Jean-Pierre est né à Paris. A partir de 1980, après deux années de professorat d’Histoire, il travaille pendant cinq ans dans le domaine du jeu de rôles, participant à la conception de jeux comme
L’Ultime épreuve,
Les 7 combattants ou
L’An Mil, et collaborant à la revue
Casus Belli. Après un passage par la télévision (sur des séries comme
Le Lyonnais), il arrive en bande dessinée en signant
Zentak avec Def chez Delcourt en 1997. Plusieurs autres séries ont suivi, dont les plus marquantes sont
Nash, Le Grand jeu ou les deux grandes sagas Arcanes et
L’Histoire secrète.